‹ Le caractère de l'enfant a l'hommeChapitre 48 sur 59 · Ex. ; Edouard, Fr. MarmonM · texte numérisé non relu

Ex. ; Edouard, Fr. MarmonM

pousse à l'action, mais il se complaît souvent dans une inertie hautaine,» par dédain pour les succès dont se glorifient ceux qu'il juge inférieurs à lui (1) ».La fierté peut s'accommoder d'une imagination sentimentale et rêveuse, toute son activité se concentrant à l'intérieur, et ne s'exprimant au dehors que par des manifestations impétueuses et passagères (2).

L'orgueil aplusd'initiativeque n'en montre, en général, la fierté ; il est plus impulsif et d'un pouvoir d'arrêt moindre; la vanité a l'impulsion morcelée, et le pouvoir d'arrêt ordinairement assez faible. L'orgueil est tenace et entêté, la fierté opiniâtre ; la vanité peut être à la fois têtue et inconsistante, mais son mode habituel est le caprice. L'orgueil fait trop souvent appel aux passions les plus violentes, pour être aussi constant qu'il peut être ferme; la fierté sait souvent allier la constance à la fermeté, et même à la souplesse ; quant à la vanité, lourde ou légère, elle peutêtre persévérante sans constance, et énergique sans fermeté. L'orgueil et la fierté, avec un mélange de vanité, se ressentiront naturellement, au point de vue de l'activité et de la volonté, des inconvénients ou des défauts de cette dernière.

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