‹ Le caractère de l'enfant a l'hommeChapitre 53 sur 59 · Adèle cUe-mème, Edouard aussi souvent · texte numérisé non relu

Adèle cUe-mème, Edouard aussi souvent

2. Georges, Louis, le premier assez souvent, le second quelquefois.

répugnance instinctive à prendre parti, à changer de place, à changer quelque chose en eux ou autour d'eux.

Les uns et les autres sont pourtant, par exception, sujets à montrer une sorte de persévérance, qui n'a rien de commun avec la fermeté volontaire. Ces vifs qui, habituellement, prennent à la hâte des résolutions non suivies d'effet ou épuisées en un moment, ne laissent pas que d'avoir des caprices d'entêtement, par passion, par malignité ou par amour-propre, surtout quand le bon sens fait quelque peu défaut chez eux. On les voit persévérer dans le parti qulls ont choisi, parce qu'ils l'ont choisi, leur fùt-il prouvé qu'il est mauvais. D'autres sont entêtés par l'abus d'une certaine fermeté, mêlée peut-être de sens personnel, en tout cas dénotant le plus souvent un défaut de souplesse et d'étendue, d'ouverture, qu'on rencontre souvent chez des esprits d'ailleurs fort bien constitués. On a tant de fois et si bien décrit ce défaut d'esprit bizarre, que ne voulant pas en essayer une nouvelledescription,je renvoie le lecteur àce que M. Azama dit des têtus, des obstinés, des caractères entiers et autoritaires(l). En somme, si la vraie fermeté (2), qui suit sansse laisser ébranler la ligne de conduite que la raison lui a dictée, et qui sait au besoin se laisser convaincre par des raisonnements justes, indique assez d'ouverture, de décision et de justesse dans l'esprit, l'entêtement absolu, aveugle, opiniâtre, incapable de céder, même à la raison, indique assurément quelque peu d'étroitesse et de fausseté dans le jugement. Jusqu'à quel point l'éducation intellectuelle morale, les inlluencesdu milieu, peuvent contribuera développer

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