‹ Le caractère de l'enfant a l'hommeChapitre 54 sur 59 · Loc. cit., p · texte numérisé non relu

Loc. cit., p

2. Je renvoie encore le lecteur k la courte et excellente description que M. Aziiin a faite de cette précieuse qualité,

282 LE CARACTÈRE DE L'ENpANT A L'HOMME

OU à diminuer ces qualités et ces défauts du jugement et de la volonté, je n'ai pas à le chercher ici.

IV. — On peut distinguer, au point de vue du pouvoir volontaire,trois sortes d'imagination : celle qui s'applique de préférence aux émotions et aux affections, celle qui s'applique particulièrement aux objets intellectuels, et celle qui s'applique à l'action même. La première, selon son degré d'intensité et de netteté, pourra être tour à tour favorable aux fortes et persistantes résolutions, comme aussi très souvent contribuer à produire cet état de trouble ou d'inertie passionnelle, de rêverie sentimentale, d'excitabilité inquiète, assez incompatible avec l'exercice plein et ferme de la volonté (4). La seconde sorte d'imagination peut se rencontrer chez des individus entreprenants, énergiques, constants, opiniâtres, dans la sphère plus ou moins restreinte de leur profession, de leurs travaux ou de leurs goûts spéciaux, mais, pour tout le reste, distraits, indifférents, négligents ou inhabiles : leur volonté s'en est allée d'un seul côté. La troisième sorte d'imagination est celle qui paraît devoir fournir le contingent le plus fort d'hommes décidément volontaires. Lorsqu'elle se mêle à l'une des deux autres, et surtout à la seconde, mais encore en prédominant, elle implique, à un degré plus ou moins élevé, cette « coordination » plus ou moins « parfaite » « des réflexes, des désirs » et des tendances « rationnelles, » qui est « celle des plus hautes volontés, des grands actifs, quel que soit l'ordre de leur activité, César ou Michel-Ange, ou Saint- Vincent-de-Paul. Elle se résume en quelques mots : unité, stabilité, puissance (2) ».

l.Ex. : G. Sand.

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