TRACTEURS AGRICOLES
La plupart des péniches automotrices fonctionnent à l’essence et surtout à l’huile lourde.
Il semble que l’adaptation de gazogènes pourrait être faite sur beaucoup de ces péniches.
Le régime des moteurs de péniche est en effet des plus réguliers et convient, dès lors, parfaitement à la marche au gaz pauvre. Le poids et l'encombrement des appareils et du combustible seraient insignifiants par rapport à la capacité utile du bateau. Il serait donc possible d’emporter des provisions abondantes de combustible. D'ailleurs, il serait facile de constituer dans les principaux ports fluviaux des stocks de carburant.
Les riverains, les pêcheurs, les amateurs de natation et de canotage seraient les premiers bénéficiaires d’une substitution de la péniche à gazogène à la péniche à huiles minérales. La péniche à huile lourde en particulier, par ses gaz d'échappement, vicie l’atmosphère et pollue les eaux, au grand détriment des poissons.
Aïnsi, une fois de plus, apparaît la solidarité des Eaux et des Forêts.
A l’encontre de la péniche à gazogène, il n’y a guère que l’humidité qui règne souvent, surtout en hiver, sur les fleuves et canaux, et contre laquelle certaines précautions devraient être prises pour en protéger le combustible.
L'utilisation du gazogène pourrait être étendue aux petits bateaux côtiers, comme cela a été fait en Allemagne.
Il serait même possible d’équiper des avions de moteur à gazogène ; mais on sort ici des utilisations pratiques.