‹ Le Carburant ForestierChapitre 6 sur 99 · INTRODUCTION XIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XIII

Mais elle prétend remettre à leur véritable place ces bases essentielles de la vie économique.

La monnaie reste l’instrument des échanges, l’étalon des valeurs et le moyen d'épargne nécessaire. Mais on refuse de mesurer la prospérité d’un pays à son stock d’or ou à la circulation de ses billets.

L'étude des prix de revient reste plus que jamais nécessaire pour éviter le gaspillage des forces de la nation. Mais la «rentabilité » d’un travail ou d’une œuvre n’est plus la seule raison de l’entreprendre.

L'Etat, comme les particuliers, doit toujours respecter l’équilibre de son budget, mais celui-ci est cherché davantage dans l’augmentation de la production que dans l’accroissement de la fiscalité.

L'initiative et le profit individuel, sont encouragés, mais il ne leur est plus permis de s’exercer à l’encontre du bien commun de la nation.

Le progrès social se mesure moins au niveau des salaires qu’aux améliorations réelles apportées au niveau de vie.

Le commerce extérieur, enfin, loin d’être supprimé, peut être développé sous des formes nouvelles. Car l’autarchie se dévore elle-même, et la satisfaction des besoins essentiels par les produits nationaux donne naissance à d’autres exigences, pour lesquelles la collaboration étrangère est à nouveau nécessaire.

Ainsi comprise, l'Economie Nationale n’est pas incompatible avec un ordre économique mondial. Elle se présente, au contraire, comme le stade préliminaire à son établissement.

Le développement économique du monde pourra alors s’édifier à nouveau de façon stable sur le fondement de ces réalités permanentes que sont les nations.

Mais l’établissement d’une telle Economie Nationale ne s’opère pas sans modifications profondes de l'Etat et de la Société. Il est intimement lié, en particulier, au développement de l’organisation professionnelle.

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