SUÈDE
défectuosités des gazogènes, aux conditions trop onéreuses des prêts.
Cependant les autorités suédoises n’abandonnèrent pas leurs efforts. L’Armée en particulier s’employa à améliorer l’utilisation pratique des gazogènes. En 1933 et 1934 des essais de grande envergure furent faits dans les troupes du train des équipages. Ils donnèrent pleine satisfaction. Des cours furent institués en 1936 dans les corps de troupes.
Enfin le 15 janvier 1937 un Comité a été désigné par le Ministre de la Défense Nationale pour étudier les mesures à prendre. Il vient de déterminer ses travaux et a fait connaître dans un rapport ses propositions.
19 Exemption totale d'impôt pour les véhicules à carburant forestier.
20 Modification des conditions des prêts, qui pourront désormais atteindre 80 % des frais d'achat et d'adaptation, avec un maximum de 2.000 couronnes (1) seront exemptés d’intérêt pen dant deux ans et soumis ensuite à un intérêt maximum de 3 %.
30 Octroi d’un crédit de 26.000 couronnes, pour l’organisation de cours spéciaux pour conducteurs et mécaniciens civils auprès des troupes du train.
40 Octroi d’un crédit de 30.000 couronnes à l'Association des propriétaires de forêts pour organiser et développer la fabrication de charbon de bois carburant.
59 Octroi d’un crédit de 15.000 couronnes à l’Académie Suédoise des Sciences Techniques pour continuer leurs recherches.
6° Octroi d’un crédit de 748.000 couronnes à l’Armée pour l'achat de 64 camions et 8 tracteurs à gazogènes.
L’Administration n’a pas retenu toutes ces propositions. Les trois premières ont été écartées, les deux suivantes acceptées. Quant à la dernière, le crédit prévu a été réduit à 160.000 couronnes, correspondant à l’achat de 16 camions.
Dès l’été de 1938 plusieurs gazogènes ont été à nouveau utilisés par des poids lourds, autobus ou camions de transports agricoles.
(1) La couronne suédoise valait 9,20 francs français au 9 novembre 1938.
Le carburant employé est presque uniquement le charbon de bois.
Mais une nouvelle utilisation du bois carburant peut être appelée à se développer, pour les voitures de tourisme en particulier.
Deux ingénieurs, MM. Zédersquist et Bergstrôm, auraient, en effet, récemment mis au point la production d'essence et d'huile de graissage à partir du bois.
Leurs essais auraient été assez satisfaisants pour permettre d'entreprendre bientôt la fabrication industrielle de l'essence.