LES EFFORTS FAITS
En France surtout plusieurs constructeurs s’intéressèrent à la question. En 1910, le premier gazogène actionnant un autobus fut utilisé sur une voiture de la ligne Montmartre-Place Saint- Michel.
Cependant, tandis que le moteur à essence ne cessait de se perfectionner, la technique du gazogène demeurait imparfaite.
Aussi, lorsque la guerre éclata, le gazogène n’était point encore sorti du domaine de l’expérimentation.
Cependant, durant la guerre, le souci de la défense nationale fit porter un nouvel intérêt à la question. À Casablanca, pendant le concours agricole, l'Automobile Club du Maroc organisa sous le patronage du Général Lyautey, un concours de véhicules à gazogène auquel prirent part cinq tracteurs.
En France, le Ministère des mventions fit entreprendre entre Paris et Rouen des essais de poids lourds à gazogène avec de médiocres résultats.
En somme, la guerre finie, l’utilisation pratique de gazogènes était à peu près inexistante. Mais l’accroissement considérable des besoins du pays en combustibles liquides en même temps que la nécessité de les satisfaire, à peine de compromettre le sort des armes, devaient évidemment conduire les Pouvoirs Publics comme les initiatives privées à s’intéresser désormais aux possibilités d'utilisation du carburant forestier.
Depuis la guerre jusqu’à maintenant, avec des résultats plus ou moins heureux, la propagande en faveur du carburant forestier n’a pas cessé. Cependant, ses formes et son ampleur ont varié suivant les époques et les circonstances.
Si c’est depuis quelques années surtout que, sous l’effet de la crise du bois et de l’évolution politique et économique du monde, la question du carburant forestier a commencé à se poser dans le grand public, il serait injuste de mésestimer les efforts persévérants qui, dès la fin de la guerre, ont été entrepris par quelques personnes des milieux les plus divers.
Ces efforts ont été si nombreux, si dispersés, qu'il est difficile, et d’ailleurs sans grand intérêt, d’en faire le récit chronologique,
Cependant, avant d’étudier successivement l’action des divers
organismes publics et privés qui se sont préoccupés du gaz des forêts, il importe de donner quelques précisions sur les formes de propagande vers lesquelles se sont tournées semblablement tous ces efforts.