I. — Manifestations de propagande
A. Rallyes et concours. — La routine, la méfiance du nouveau, l'habitude plus encore que l’opposition d’ennemis intéressés, sont les obstacles les plus difficiles à surmonter pour toute technique nouvelle.
Malgré le caractère récent du moteur à explosion, son utilisation si fréquente, si usuelle, fit trouver anormal qu’on put y utiliser un autre carburant que l’essence.
Longtemps, lorsqu'on parlait de faire marcher une automobile avec du bois ou du charbon de bois, un sourire amusé et moqueur apparaissait sur le visage de l'interlocuteur, persuadé d’avoir affaire à quelque excentrique plus ou moins illuminé.
Un seul moyen permettait de faire prendre au sérieux le carburant forestier, c'était de montrer qu’il était réellement utilisable. Lorsque le consommateur verrait une voiture de tourisme ou un camion, dont l’aspect extérieur n’est souvent modifié en rien, marcher aussi aisément avec un gazogène qu’à l'essence, il devrait bien se rendre à l’évidence.
C’est pourquoi, en 1922, l'Automobile Club de France et l’Office des Recherches et Inventions, instituaient le premier concours de camions à gazogène.
Depuis cette date, chaque année, des rallyes régionaux, nationaux ou internationaux, ont été organisés, le plus souvent sous le patronage des Pouvoirs Publics, tant par l'Armée que par les Eaux et Forêts, les Automobiles Clubs, les Chambres de Commerce, les Régions Economiques, ete.
Au début, les Pouvoirs Publics se chargeaient souvent euxmêmes de l’organisation. Mais, à mesure que des milieux plus nombreux se sont intéressés aux gaz des forêts, ils se sont dé-