‹ Le Carburant ForestierChapitre 9 sur 99 · XVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVI INTRODUCTION

sans titre et irresponsables d’organisations professionnelles prafois peu représentatives. M

Aussi suggère-t-on la création, en France, d’une Chambre Corporative où les représentants officiels des diverses professions prépareraient les projets de lois économiques. Pour certains. cette nouvelle Chambre aurait en matière économique un véritable pouvoir de législation, et serait même destinée à remplacer la Chambre des Députés, devenue inutile. Pour d’autres, elle n'aurait qu’un pouvoir secondaire et le Parlement pourrait toujours se refuser à entériner ses décisions. :

Quoi qu’il en soit, il existe déjà un embryon de ce Parlement économique dans le Conseil national économique qui n’a, il est vrai, qu'un pouvoir consultatif, mais joue un rôle utile.

L'institution d’un régime corporatif en France, outre qu’elle est peu conforme à l’esprit d’un régime issu du suffrage universel et individualiste, se heurtera cependant à plusieurs difficultés : entre autres, le manque d’organisation de certaines branches de l’économie, et surtout la nécessité de résoudre la question essentielle de l’unité ou de la liberté syndicale.

Si l'Economie Mondiale et l'Économie Individualiste ont connu en même temps, un essor parallèle, ce n’est point l'effet du hasard. Sous la poussée des principes individualistes et libéraux, familles, métiers, nations, tous ces cadres dans lesquels s’inserivaient autrefois l’activité humaine, devaient céder. Les individus, quelle que soit leur race, devraient être laissés libres dans le champ clos du monde. La concurrence de toutes ces activités individuelles aboutit à l'édification d’un réseau serré et compliqué de dépendances économiques qui constitua l’économie mondiale d’avant-guerre.

De même, l'Economie Nationale et l'Organisation Professionnelle qui se développent aujourd’hui sur ses ruines, sont solidaires entre elles, l’une étant la base de l’autre.

La raison d’être d’une économie est en fin de compte l’homme à qui elle doit assurer l’acquisition d’un certain bien-être, sans contrarier sa dignité.

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