GONDI AU COMMENCEMENT DE LA FKONDE
Gondi et la Révolution. — Ses hésitations du début. — Caractère égoïste des revendications des Frondeurs. — L'enlèvement de Broussel, 26 août i64S, — Le coadjuteur au Pont Neuf.— Comment on le reçoit au Palais-Royal. Entêtement et inintelligence de la reine. — Gondi apaise l'émeute et est berné par Anne d'Autriche. — Sa fureur. — A partir de ce moment il devient factieux. — Son caractère de tribun du peuple. — Sa popularité comparée à celle de Broussel et de Beaufort. — Il pratique des intelligences dans la milice bourgeoise et s'en sert avec habileté. Les Halles, les marchands de bois, les bouchers sont pour lui. — Force de sa situation.
Aux premières agitations du flot, Gondi s'y jeta avec délices. Dans le tumulte et le désordre qui allaient grandissant, son tempérament d'aventurier se trouvait à l'aise. Ce n'est pas qu'il sût ce qu'il voulait faire ; mais il était bien décidé à faire quelque chose. Il avait déjà un parti ; son nom était connu sans être encore populaire. Il redoubla d'activité et d'intrigues ; ses afiidés multiplièrent les aumônes : des libéralités bien placées lui assurèrent des auxiliaires précieux. Il se fit des amis dans la milice bourgeoise dont il avait de bonne heure entrevu l'importance et qui devint entre ses mains une arme dangereuse contre le Mazarin, Mais toute cette cuisine, dans les premiers mois de lOiN, n'avait pas encore