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Lorsque la reine, craignant pour sa liberté et celle de son fils, eut quitté Paris pour se réfugier à Ruel (13 septembre 1648), ce fut à l'instigation de Paul de Gondi que le président Viole demanda le rétablissement de l'arrêt de 1617 qui excluait les étrangers du ministërd. C'était la première attaque dirigée par le Parlement contre Mazarin.
Au moment des conférences de Saint- Germain (octobre 1648), la reine, « sifflée » par son favori, essaya de gagner le coadjuteur à sa cause en lui offrant 40,000 écus pour payer ses dettes et en récompense des prétendus services qu'il avait rendus à la cause royale à la journée des barricades. Comme il poursuivait de plus hautes visées, il se garda bien de se laisser enchaîner pour si peu, et il refusa fièrement les offres de la reine.
A quelques jours de là, il fut moins prudent et tomba dans un piège que lui tendit fort adroitement le cardinal. Celui-ci lui fit insinuer que la cour ne trouverait pas mauvais qu'il traitât du gouvernement de Paris avec M. de Montbazon, qui voulait se démettre de cet office. Si la combinaison eût réussi, le coadjuteur se fût trouvé dans la nécessité ou de servir loyalement la cour ou d'utiliser ses fonctions de gouverneur pour agir contre elle, ce qui eût été de la plus insigne déloyauté ; de plus, il eût été exposé sans cesse à mettre en contradiction ses devoirs de gouverneur avec ceux d'archevêque de Paris. Ce qu'il y eut de surprenant, c'est que cet homme, si pénétrant et si fin d'ordinaire, ne fut pas d'abord frappé par ces inconvénients et qu'il se laissa éblouir au point de donner dans le panneau. Le cardinal.