LES PAMPHLETS DU COADJUTEUR
les meilleurs, et par tous les autres qu*on me proposera... D
Cependant le coadjuteur^ malgré ses protestations de dévouement à Mazarin, qu'il renouvelait sans cesse par Fentremise de ses amis, ne cessait par tous les moyens d'empêcher son retour. Il insinuait au duc d'Orléans que sa disgrâce suivrait de près le triomphe du ministre exilé, et par cette crainte il l'entretenait constamment dans des sentiments hostiles. En même temps il faisait répandre par milliers dans les rues et par de nombreux colporteurs soutenus vigoureusement par des hommes de main à ses gages, des pamphlets contre M. le Prince, où le cardinal était encore moins ménagé que lui. Enfin, il y a tout lieu de croire que ce fut le coadjuteur qui inspira l'idée au duc d'Orléans de demander au conseil du roi que le cardinal Mazarin fût envoyé à Rome pour y représenter les intérêts de la Franco en qualité de cardinal national, cr On fait tout le possible maintenant, écrivait Mazarin au marquis de Noirmoutier, pour me faire aller à Rome sous prétexte de la maladie dangereuse du pape, et tous mes ennemis font agir fortement Son Altesse Royale, mais je ne crois pas que vous, ni pas un de mes amis , me voulussiez conseiller de m'en aller au lieu de ma naissance, gueux, exposé à la mauvaise volonté des ennemis que je me suis faits pour avoir voulu, sans autre considération, bien servir laFrance, et banni comme un scélérat. J'obéirai toujours aveuglément à tout ce que la reine m'ordonnera, mais je ne crois pas que Sa Majesté se porte jamais à me commander des choses qui puissent donner quelque