LE NOUVEAU CABINET
Parlement une déclaration formelle de son innocence. Le Parlement appuya sa demande, et la reine finit par céder en envoyant cet acte et en confirmant par une autre déclaration que le cardinal Mazarin était à jamais banni du royaume (4 septembre).
Le lendemain Tacte contre le cardinal fut enregistré, mais Tenregistrement de l'autre fut ajourné. La déclaration contre Mazarin semblait avoir d'autant plus de gravité qu'elle était en quelque sorte le testament politique de la régente.
Le 7 septembre, la majorité était déclarée au sein du Parlement, où le jeune roi vint tenir son lit de justice. La cour jusque-là avait été dans l'impossibilité de suivre les sages conseils du cardinal Mazarin ; elle n'avait pu trouver le moyen de quitter Paris et d'aller faire proclamer la majorité par un Parlement neutre. Ce jour-là même, le Parlement de Paris publia, en présence du roi et avec son consentement, une déclaration pour reconnaître l'innocence de Coudé.
Le même soir (7 septembre), le roi nomma son nouveau cabinet. Chàteauneuf était désigné comme premier ministre ; les sceaux, enlevés à Ségnier pour la seconde fois, étaient rendus à Mole; La Yieuville était nommé surintendant des finances à la place du président Longueil de Maisons, moyennant la somme de quatre cent mille livres versée entre les mains du cardinal Mazarin, aux termes du traité secret passé entre celui-ci et les Frondeurs. Quant au coadjuteur, la reine lui fit espérer sa prochaine nomination au cardinalat, lors d'une entrevue