SOMMES ENVOYÉES A ROME
de frise destinés à arrêter la lecture des déchiffreûrs, il découvrait à Tabbé, avec le dernier cynisme, ses plus secrètes pensées et se livi*ait à des libertés, à des licences de langage inouïes. Il débutait par M r argument irrésistible » :
w On vous envoie par un courrier exprès, lui écrivait-il le 1" octobre, une lettre de change de 18,000 écus, et vous en aurez un de trois en trois jours, qui vous en portera d'auti*es, jusques à la somme de 80,000 écus et plus, s'il est besoin, ayant 160,000 écus à ma disposition S qu'il ne faut point à mon sens épargner, quand ce ne serait que pour gagner un moment. On a jugé à propos de faire tenir ces sommes par des courriers différents, et encore nous ne laissons pas d'être bien en peine par la difficulté que Ton a à trouver des personnes qui veuillent faire tenir des sommes un peu considérables; de sorte que, si vous pouviez trouver de l'argent à Rome et tirer gagne, on fera partir mercredi prochain un autre courrier avec pareille somme, et ainsi de jour en jour... On vous envoie aussi par ce courrier sept montres ; mandez s'il en faut davantage et d'autres galanteries, et renvoyez ce courrier en diligence, afin que l'on puisse savoir des nouvelles plus promptementpour faciliter vos affaires... On ne vous fait pas de compliments, tenez-nous seulement avertis de tout par courrier exprès, et n'épargnez rien. Mandez aussi par ce courrier quels bijoux il faudra vous envoyer. On ne Ta pu savoir... »
Et le 8 octobre : » Je vous envoie par un courrier
* Quatre cent cinquante mille livres de Tépoque, qu'il faudrait a'ujourd*hui multiplier par six ou sept.