‹ Le cardinal de Retz et l'affaire du chapeauChapitre 122 sur 218 · LETTRES DE CRÉDIT · texte numérisé non relu

LETTRES DE CRÉDIT

exprès une lettre de crédit pour 25,000 écus, en attendant le reste, que Ton enverra incessamment. Si vous n'en avez besoin, ne les recevez pas, parce que le marché est fait avec le banquier de nous rendre notre argent, ni avec fort peu de perte, au cas que Ton n'en ait pas affaire à Rome. La même chose se doit entendre pour la première lettre de change de 6,000 écus, que Ton vous a envoyée, et de toutes les autres à l'avenir.

« Surtout prenez garde de ne donner votre argent mal à propos, et que vous ne soyez assuré de ce que l'on vous promettra, y ayant eu plusieurs attrapes de cette sorte; mais aussi n'épargnez rien pour faire réussir les affaires, et, quelque somme que Ton veuille, ne trouvez aucune difficulté à tout ce que l'on demandera de vous... On vous a déjà envoyé six montres ; on vous enverra des rubans au premier jour... » — « L'on vous écrivit hier, 8 octobre, par un courrier extraordinaire, que l'on vous envoyait une lettre de crédit de 25,000 écus, quoique ladite lettre soit indéfinie et non limitée. C'est pourquoi, si vous en avez besoin, prenez, si vous pouvez, sur ladite lettre de crédit tout ce qui vous sera nécessaire et non pas seulement lesdits 28,000 écus. Par la lettre d'hier l'on vous donnait un avis, que Ton réitère encore présentement, de ne pas donner votre argent, si vous n'êtes tout à fait assuré de Texécution des choses qui vous seront promises, attendu les inconvénients qui en sont arrivés plusieurs fois et à personnes do connaissance... »

Et le 12 octobre : « On vous envoie par ce courrier extraordinaire une explication plus ample et plus

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