JEU DE MOTS 1>E MAZARIN
plus tôt en possession de cette dignité K » Des pro* testations d'amitié pour Caumartin^ Noirmoutier et Bussy-Lamet, autres amis du coadjuteur, accompagnaient cette lettre.
Par cette espérance sans cesse renouvelée d'une prochaine promotion , Mazarin s'efforçait de paralyser autant que possible la pernicieuse conduite de Retz. « J'ai été ravi d'apprendre, mandait-il àBarlel le 18 novembre, que les affaires du coadjuteur sont assurées, nonobstant les oppositions de M. le Prince. Je crois même que le coadjuteur en roitgira devant un mois (c'est-à-dire qu'il recevra la pourpre). Par les avis que j'ai reçus depuis peu de Paris, je crois que vous pouvez assurer que ce sera un gr^i^d bonheur si vous pouvez ajuster la visite que vous savez (la visite du coadjuteur à Mazarin). » A cette pensée. Mazarin feignait do s'abandonner à de vrais épanchements de tendresse auxquels le coadjuteur répondait avec non moins de sincérité. c< Il est certain, poursuivait le ministre exilé, que quand cela aura réussi, le Muet (le coadjuteur) sera très-content el Mazarin ravi : car il est résolu, comme Bartet Ta pu reconnaître dans son cœur, de ne rien oublier pour lier avec le coadjuteur une amitié qui ne puisse jamais être sujette au changement... » Dans une lettre en date du 17 novembre, il faisait prier le coadjuteur de venir le trouver jusqu'à Rethel. Le 19, il insistait auprès de Bartet pour que la visite eût lieu le plus tôt possible, et en même temps il lui annonçait quc< de concert avec le coadjuteur, il levait des
* An'hives du mhitKf^re lies affaires étrangères, France, Lettres rf' Mfiianfij ti XXIX 4