‹ Le cardinal de Retz et l'affaire du chapeauChapitre 143 sur 218 · LK MARQUIS DE CUATEAUXËUF, PREMIER MINISTRE · texte numérisé non relu

LK MARQUIS DE CUATEAUXËUF, PREMIER MINISTRE

troupes pour aller en personne rejoindre le roi.

II avait conçu le projet de rentrer en France dès que la reine serait hors de Paris, et il était d'autant plus pressé de l'exécuter qu'il était fort au courant des intrigues qui s'agitaient autour de cette princesse pour empêcher son retour. Châteauneuf, devenu premier ministre, s'était acquis un grand prestige par la vigueur avec laquelle il avait conduit la guerre de Guyenne. Il s'était imposé à tous ses collègues, au garde des sceaux Mathieu Mole, comme au maréchal de Villeroi, gouverneur du jeune Louis XIV. 11 avait pris rengagement de faciliter le retour du cardinal, mais au fond il n'était nullement disposé à lui céder la place ; il trouvait toujours des fauxfuyants et des délais ; il menaçait la reine de la colère du duc d'Orléans et du coadjuteur, et il travaillait dans Tombre à réconcilier Condé avec Anne d'Autriche aux dépens de l'exilé.-

D'autre part, le duc d'Orléans, à l'instigation du coadjuteur, ravivait toutes les haines et les défiances du Parlement contre Mazarin. Presque abandonné de tous ceux sur lesquels il avait cru pouvoir compter, mais fort de Timmuable affection de la reine, Mazai*in, passant tout a coup d'un découragement profond à une audace qu'on no lui avait pas connue jusque-là, résolut de rentrer on France, non pas on pioscrit, non pas en suppliant, mais à la tèle d'une armée levée à ses frais et dans le dessein hautement avoué do marcher au secours du roi. Avec une grande sûreté de coup d'œil, il avait compris que le seul moyen pour lui do remonter au pouvoir, c'était do soustraire la reino et lo jeune roi à rinfluonco du duc

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