‹ Le cardinal de Retz et l'affaire du chapeauChapitre 144 sur 218 · PROJETS DE RETOUR DE MAZARIN · texte numérisé non relu

PROJETS DE RETOUR DE MAZARIN

d'Orléans et du coadjuteur. Le roi était majeur; une fois libre, rien ne lui serait plus facile que de dicter la loi aux factieux à la tète d'une armée victorieuse.

Le cardinal s'était peu à peu rapproché de la France; — il s'était établi d'abord à Huy, près de Namur (24 octobre), puis à Dinant (15 novembre^. Ce fut là qu'il reçut du roi, le 17 novembre, date mémorable^ l'ordre formel de rentrer en France à la tête des troupes qu'il avait levées. Avant de se mettre en route, il exigea que la déclaration contre M. le Prince fût enregistrée au Parlement et que louto négociation avec lui fût rompue. Il avait vendu tous les meubles et objets d'art qu'il possédait pour lever des recrues dans le pays de Liège et sur les bords du Rhin. Pendant ce temps, il s'attachait avei* un soin extrême à gagner à sa cause le coadjuteur. ou tout au moins à Tempêcher de lui nuire. Il lui envoyait par la palatine tous les témoignages d'affet*tion et de confiance qu'il pouvait imaginer, et \v coadjuteur y répondait avec une effusion non moin> sincère. Jamais ennemis mortels ne méditèrent leur ruine mutuelle avec plus de perfidie en échangeant des propos plus tendres.

Les caresses de Mazarin sont inépuisables et >«* traduisent sous mille formes. 11 écrit à la palatim*. le 19 novembre, qu'il est heureux qu'elle lui confirme Tamitié véritable du coadjuteur. « Il faut que cette amitié, ajoute-t-il, ne soit plus sujette au changement. Je vois que le coadjuteur et Mazarin ont les mêmes pensées, condamnent les mêmes choses, appréhendent les mêmes malheurs, si la reine et h* roi ne prennent une autre conduite, et enfin ont !••

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