‹ Le cardinal de Retz et l'affaire du chapeauChapitre 160 sur 218 · LE BAILU ET MONTREUIL · texte numérisé non relu

LE BAILU ET MONTREUIL

aux caresses ou à la continuation du mécontentement, sauf néanmoins les ordres que je pourrai recevoir \ » — « Mon procédé a piqué le pape, poursuivait-il dans la même lettre. Il n'a pu s'empêcher d'en témoigner ses ressentiments au sieur abbé Charrier, auquel il aurait bien voulu mettre de la jalousie en tête, de la défiance de moi et par conséquent de la cour ; mais je chemine en TaiTaire de M. le coadjuteur avec tant de sincérité et de franchise, que les diligences du pape de ce côté-là, à mon avis, sont inutiles et sans effet, au moins ledit abbé m'en a donné l'assurance toutes les fois que nous nous sommes entretenus des finesses du Saint-Père et de ses artifices. »

Dans cette même lettre, le bailli annonçait à Brienne qu'il avait ordonné à un Français, chez lequel logeait Montreuil, dq^ l'expulser le jour même,. à cause des discours offensants qu'il tenait contre le roi, « et qui sentaient la folie et Tivrognerie ». L'ordre futexécuté sur-le-champ, et, comme Montreuil paraissait être à bout de ressources, etpeut-être obligé de quitter Rome, le bailli conseillait au gouvernement français d'envoyer des ordres à Lyon et sur les côtes de Provence pour le faire currêter à son retour en France. En même temps il enjoignait à tous les Français qui habitaient Rome « de n'avoir aucun rapport avec ce petit infâme qui méritait les galères » . Montreuil, à partir de ce moment, ne put trouver d'asile chez aucun Français et se réfugia chez un Napolitain. Pour narguer l'ambassadeur, il rendait

> Lettre du 18 décembre.

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