‹ Le cardinal de Retz et l'affaire du chapeauChapitre 161 sur 218 · MENACES DE MAZARIN CONTRE RETZ · texte numérisé non relu

MENACES DE MAZARIN CONTRE RETZ

time que je fais de sa prudence, qu'elles seront toujours les meilleures... Je crois qu'il fera bien de se ranger du pcorti de la reine, et il sera bien senî par moi '... »

Le 26 décembre, il écrivait à la palatine que le coadjuteur devait faire tous ses efforts pour gagner la confiance du duc d'Orléans et le lui ramener. « L'avantage du coadjuteur y est tout entier, car le coadjuteur et Mazarin, bien unis et bien accrédités, l'un auprès de Monsieur, l'autre avec la reine, n'auront que faire de se mettre en peine de rien, et n'en auront pas une grande à rétablir les affaires... a Mazarin annonçait en même temps que les troupes qu'il avait levées étaient en marcbe et qu'il les suivrait dans deux jours. Le même jour, il écrivait à son familier, l'abbé Fouquet ' :

« Si mon retour devait produire les maux que croit M. le coadjuteur, je ne songerais jamais à rentrer en France ; mais j'espère qu'il n'en arrivera pas ainsi, et vous lui pouvez même insinuer que, s'ii était vrai que ma perte fût inévitable, comme il le pense apparemment, il n'y trouverait pas son compte. J'attendrai de voir par votre première dépèche ce qu'il vous aura dit dans la conférence particulière que vous deviez avoir avec lui, et cependant je crois qu'il faut toujours Tentretenir et lui faire connaître que j'espère qu'il profitera de quelque bonne occasion de donner des marques de son attachement- à la reine et de son amitié pour moi... »

< Bouillon, le 21 décembre t65t.

* Sedan, 26 décembre 165!. Arch, dês nff, étr, France, Lettrtt de Mazarin, t. XXIX.

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