‹ Le cardinal de Retz et l'affaire du chapeauChapitre 163 sur 218 · CHAPITRE XllI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XllI

Accusation de jansénisme portée contre le coadjuteur par les pères Boucher et de Lingendes, de la compagnie de Jésus. — Déclaration contre le jansénisme exigée du coadjuteur par monsignor Fabio Chigi, premier secrétaire d'État du pape. — Réponse du coadjuteur à Tabbé Charriera ce sujet.— Blancs-seings envoyés à Tabbé par le coadjuteur. — Fausse lettre contre le jausénisme fabriquée par Tabbé Charrier au nom du coadjuteur. — Approbation donnée à cette lettre par Retz. — Son refus d'envoyer une déclaration de sa main contre le jansénisme. — Ses insinuations menaçantes contre la cour de Rome. — Lettre hautaine et éloquente du coadjuteur à l'abbé Charrier. — Portrait de Retz par Bossuet. — Beautés littéraires de la correspondance du coadjuteur.

; — Retz un des premiers précurseurs de notre grande prose. — Ses dernières instructions à l'abbé Charrier. — Lettre d'apparat k double entente ; Retz la considérait comme le chef-d'œuvre de sa plume. -* Écrit contre le jansénisme exigé de l'abbé Charrier par le pape.

A Rome, sa promotion paraissait fort compromise par d'habiles manœuvres dirigées par les émissaires des princes. Condé, l'implacable ennemi du coadjuteur, avait donné, comme nous l'avons dit, des instructions secrètes à deux de ses familiers, les pères de Lingendes et Boucher de la compagnie de Jésus, qui se rendaient à Rome pour une congrégation de leur Ordre, réunie afin d'élire un général. Le père Boucher, provincial de Toulouse, avait en-

^'\i-:i»* ja. p:i-l» •§»:c(i-«i^ aa prl^** d^ Condé, lorsqu'il lil^^Alt i**^ ■*^..^.i'r* la itiiU-r'^--* d^ R>ursi^, et il avait ^'À s.-.rTT.'* !i:c:V'**i»îir de^^ prîn-t»*< pendant leurprii*:ci i-i i«:l* d-t VI:i*t»?2^»** «^t an Ha\'Te. Le père de L'r^^n:-* n. r'-ilt p.L* m...*::* alLii.-h^ aux princes, el *i^ iij^.^\z^\ ^\ Aràr.d fr»-ad»rïir dans «♦-s propos, que l';uïii.-i**.id-.^r d-*^ Frin..-^ d^-minda au père Gotliffe»il, r>f»-^•:LJ^•i^z.î r'.u ^r^^-^irnl. el au j»ère Annal, 2l'&- *à--Urit. dVmp^ Lrr ^^ j^>uite de rentrer en France el marrie Jrr lexpil^^r d»:: Rome si dorénavant il ne gardait le âilen».e-- \jts pères Boucher el de Linir^nd^s ne trouvèrent rien de mieux* pour perdre le coa/Jjuleur dans l'esprit du pape, que de semer le bruil qu'il était janséniste*. Suivant l'ambassadeur, ils aîri>saîent ainsi pour plaire au prince de Condé, et dans la crainte que Retz, devenu archevêque de Paris, ne se montrât pas favorable à leur Ordre dans les démêlés qu'il pourrait avoir avec TOrdinaire et l'Université de Paris '.

Monsignor Chigi, qui avait été récemn\ent nonce à Cologne, et que le pape, ainsi que nous lavons dit, avait rappelé de sa nonciature pour qu'il succédât au cardinal Panzirolo, en qualité de premier secrétaire d*État, était fort ami des jésuites et de leur doctrine. Il prit feu à cette insinuation et il courut en prévenir Innocent X. Le pape, constamment malade et à peu près hors d'état de s'occuper d'affaires dofçnmliques, ne s'était guère mêlé jusque-là de cette question du jansénisme, mais, averti par son mi-

• hf bailli nu comte fie Brienne, Rome, 29 janvier 1652. ■ Ibidem,

• Ibidetn

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