‹ Le cardinal de Retz et l'affaire du chapeauChapitre 17 sur 218 · L*ABBÊ DE LA RIVIÈRE · texte numérisé non relu

L*ABBÊ DE LA RIVIÈRE

de Retz en faveur de ses amis : le duc de Beaufort obtint la survivance de la surintendance des mers, dont son père, M. de Vendôme, était titulaire; le marquis de Noirmoutier fut nommé au gouvernement de Gharleville et de Mont-Olympe et créé duc; le marquis de Laigues, TamantdeM'^^deChevreuse, devint capitaine des gardes du duc d'Orléans ; M. de Brissac fut désigné pour le gouvernement d'Anjou; le chevalier Renaud de Sévigné reçut 22,000 livres. Moyennant ces conventions, le coadjuteur donna son consentement au projet d'arrestation de Condé, du prince de Conti et du duc de Longueville, leur beau-frère. Il fut convenu de plus que le favori du duc d*Orléans, Tabbé de La Rivière, accusé d'avoir trahi les intérêts de la cour auprès de Condé, serait sacrifié, chassé de Paris, et que sa nomination au cardinalat serait révoquée ^

Depuis plus d'un an, Mazarin, qui était passé maître en fourberies, n'avait cessé de leurrer l'abbé de La Rivière de l'espérance du chapeau. Le même jouf, il avait écrit, d'une main, au cardinal Orsino et à Paolo Macarani, un de ses agents, de hâter de tous leurs efforts la promotion de l'abbé, qui était, leur disait-il, il suo confidentissimo amico ; de l'autre, au cardinal Sache tti « une lettre bien plus capable, dit Retz, de jaunir le chapeau de l'abbé que de le rougir * ». Il suffisait d'ailleurs que Mazarin recommandât ostensiblement une affaire au pape Inno-

* Lettre de Mazarin au cardinal Antoine Barberini, du mois dit jauTier 1650. (Archivesdu ministère des affaires étrangères.)

* Lettre» de Mazarin au cardinal Orsino , du 9 octobre 1648, et à Paolo Macarani^ du 12 octobre de la même année.

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