‹ Le cardinal de Retz et l'affaire du chapeauChapitre 183 sur 218 · NOUVELLES DE PARIS · texte numérisé non relu

NOUVELLES DE PARIS

en soyez servi présentement que vous avez reçu mes derniers ordres là-dessus, avec les lettres de Son Altesse Royale. Si cela, avec les avis que vous avez eus à Rome de Tentrée du Mazarin en France ne font leur effet, j'espère peu de chose à Tavenir, quoique vous paraissiez, par votre dernière, croire que la promotion se fera après les Rois.

«Les affaires sont en France dans une incertitude et une confusion à laquelle on ne peut quasi rien connaître. A l'égard de M. le Prince, il était perdu sans réserve si ce maudit homme n'eût pas entrepris de revenir, et c'est ce qui fait croire à beaucoup qu'il faut nécessairement qu'il y ait quelque réunion entre les princes et Mazarin. Je n'en crois rien, parce que si cela était, ma nomination aurait été indubitablement révoquée, ce que je ne puis croire, n'en ayant eu aucun avis de vous et ne jugeant pas aussi, par les lumières que je puis avoir à la cour, que cela puisse arriver si promptement, quelque pas que je fasse contre le Mazarin, ayant assez bien pris mes mesures sur ce sujet. Je pourrais pourtant m*y tromper, et puis tout change en un moment. A l'égard de M. le duc d'Orléans, j'y suis autant bien que jamais; je ne m'y fie pas trop, vous connaissez l'homme.

«Pour Paris, je n'y remarque pas toute la chaleur qui y était autrefois en pareilles occasions. On y crie assez contre le Mazarin et la reine, mais on n*y fait rien de plus. Vous verrez par l'arrêt imprimé que je vous envoie ce qui a été fait au Parlement contre le cardinal ^ Depuis lequel temps on s'est encore

1 Arrêt du Parlement contre Mazarin et ses adhérents du 13 décembre 1651.

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