‹ Le cardinal de Retz et l'affaire du chapeauChapitre 193 sur 218 · VISITE DU BAILU AU PAPE · texte numérisé non relu

VISITE DU BAILU AU PAPE

sollicitation de son bonnet ^ » Mais soit que Retz eût depuis lors acquis la preuve du tour qu'avait pensé lui jouer Mazarin, soit qu'il en eût un véhément soupçon, il ne tarda pas à tenir à Paris un tout autre langage.

A regard des courriers extraordinaires que le coadjuteur avait envoyés à Rome, le bailli donnait à Mazarin et au comte de Brienne des explications dont ils durent se contenter, faute de mieux. Suivant le bailli, ces courriers n'avaient été expédiés par le coadjuteur que pour son affaire du chapeau et non dans rintention d'ourdir quelque trame contre le roi ou le cardinal Mazarin. Il tenait, disait-il, de la princesse de Rossano que deux de ces courriers n'avaient été envoyés que pour dissiper certaines accusations de jansénisme contre le coadjuteur, semées dans Rome par quelques jésuites. « Le pape, ajoutait-il, avait feint d'en prendre de i*ombrage pour avoir lieu de différer la promotion ; mais le cardinal s'était tout à fait purgé de ces soupçons en abjurant, à ce qu''on prétend, le jansénisme par lettres expresses qu'il en avait écrites au pape "... »

A quelques jours de là, le bailli se vit dans la dure obligation d'aller remercier Innocent X de la promotion du coadjuteur, et le pontife ne put contenir devant lui le mécontentement profond qu'il éprouvait du retour de Mazarin.

Tous les documents inédits que nous venons de

^ L« bailli de Valançay à Bri«nne. Rome, !«' avril 1652. Arch. du min, des aff. étr, Rome, t. CXX.

' Le bailli de Valançay à Mazarin et à Brienne, 18 mars 1652. Afxh. du min, des aff, étr • Rome, t. CXX.

Page 1