NOTRB-DAME DE PARIS FORTERESSE
s'écrièrent-ilsy point de princes ; vive le roi, notre seul souverain * ! »
Retz essaya de se mettre à la tète du mouvement, mais à l'instigation de^Fabbé Fouquet, qui avait secrètement travaillé les bourgeois, il fut repoussé par les têtes de papier. Pour se venger de ce mécompte, il a prétendu dans ses Mémoires que ceux qui prirent du papier, le 24 septembre (1653), furent « hués comme on hue les masques». Ainsi éconduit par la cour et renié par les anciens Frondeurs, il courut s'enfermer dans son archevêché, qu'il transforma en place de guerre. Il le bourra du haut en bas de mousquets, de poudre et de grenades, il remplit d'hommes de main et d'exécution, et se mit en état de défense, bien résolu à y soutenir un siège en règle si on faisait mine de vouloir s'emparer de sa personne. Autant il en fit dans l'église de Notre-Dame, dont les tours regorgèrent bientôt d'armes et de munitions. Il espérait aussi que l'on y regarderait à deux fois avant de porter la main sur un prince de l'Église, que la pourpre rendait en quelque sorte inviolable ; mais il s'était trompé dans ce calcul comme sur bien d'autres. Mazarin n'était pas homme à se laisser tenir en échec pour si peu. Lui qui disait souvent, lorsqu'il avait à se plaindre du Pape, « qu'il saurait bien détromper les Français du fantôme de Rome » , comment eût-il respecté un lambeau de pourpre? Avant de faire son entrée à Paris, il adressa à la reine un mé&oire secret dans
■ Journal de Dubuysnon-Aubenay, 24 sept.; Mémoires de M^i* de Montpensier, du Père Berthod, de Retz, de Guy Joly, etc., et Chéruel, Journal général de tinstruction publique y 16 noTembre IStfl.