‹ Le cardinal de Retz et l'affaire du chapeauChapitre 48 sur 218 · ANNE DE 60NZA6UE · texte numérisé non relu

ANNE DE 60NZA6UE

qui fut sans contredit la femme la* plus remarquable de la Fronde par son intelligence des grandes affaires et par son extrême habileté à les bien conduire. Rien n'égalait le charme de ses entretiens. Comme sa loyauté, sa probité et sa franchise étaient à toute épreuve, elle était recherchée de tous les partis, et personne ne mit plus d'adresse qu'elle à les réunir à de certains moments et à préparer entre eux des traités V Jusqu'alors sa vie avait été semée des aventures les plus romanesques. Un vrai héros de roman, le duc de Guise, celui qui fit la folle expédition de Naplés et qui, pendant quelques jours, y fut proclamé roi, s'était épris de la princesse alors qu'il était archevêque de Reims. Dans un voyage qu'il fit à Besançon et en Flandre, elle le suivit habillée en cavalier. Gomme il n'était point dans les ordres, il ne cessait de lui promettre le mariage, et la trop confiante princesse le traitait déjà publiquement comme son mari et se faisait appeler M'"'* de Guise. Mais un beau jour, le duc devient amoureux de M""' de Bossu et cette fois épouse- sérieusement. La princesse Anne, abandonnée, revint à Paris, et plus tard se maria avec le prince Edouard, l'un des frères cadets de l'électeur palatin Frédéric Y. « Comme son mari

' «Je ne crois pas qae la reine Elisabeth d* Angleterre, a dit d'elle le cardinal de Retz, ait eu plus de capacité pour conduire un État. » Tous les contemporains sont unanimes à proclamer la haute intelligence de la princesse. « On lui reconnut tant d'esprit, dit la duchesse de Nemours, et un talent si particulier pour les affaires, que personne an monde n*j avait si bien réussi qu'elle. » — « Elle atait, dit de son côté !!■• de Motterille, de Tadresse, de la capacité pour conduire une intrigue et une grande facilité à trouver un.ezpédient poor |»arf«nir à ce qa>Ue entreprenait. »

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