MAZARIN VAINQUEUR DE TURENNC
dinaire apportait la nouvelle d'une grande victoire remportée, grâce à lui, ^ et il fallut interrompre les injures pour entendre un Te Deum ' ». Le maréchal de Turenne, qui s'était porté sur Rethel avec ses régiments allemands, lorrains et wallons, pour en faire lever le siège , que poussait activement le maréchal du Plessis , avait été obligé de baitre en retraite, et son armée avait été taillée en pièces et presque anéantie à sept lieues de Rethel. Turenne avait eu grand'peine à échapper sain et sauf au désastre, et s'était enfui à Bar-le-Duc, où il essayait de rassembler les derniers débris de son armée. Rethel se rendit sur-le-champ et Ghàteau-Porcien deux jours après la bataille. De tout ce que les Espagnols nous avaient pris, il ne leur restait plus que la ville de Mouzon. Le Parlement était abattu, Paris consterné; mais la trempe du coadjuteur était de puiser dans le danger une nouvelle audace. Le matin même du jour où devait être chanté le Te Deum, il commença « rescarmouche » en donnant un avis favorable aux deux requêtes des princes et de la princesse (20 décembre) , et en demandant que Ton profit&t de la défaite des ennemis pour transférer les prisonniers dans un lieu plus salubre. Il avait trouvé cet expédient pour ne pas s'engager d'une manière irrémissible. Le soir, il eut trois cents carrosses à sa porte pour le féUciter. Par ce coup audacieux, il releva les courages à ce point que, le 30 décembre, c'est-à-dire quinze jours après la victoire de Rethel, fut rédigé un arrêt portant que « très -humbles
* fiaziu, HUtoù^ tlu mimtftère de MazaHn»