CHAPITRE Ylll
Conseil donné à la reine par Mozàrin de nommer le ooHdjateur cardinal. — En retour, il demande que le coadjuteur favoriae sa rentrée en France dans une place forte. — Projet proposé au comte de Brienne, secrétaire d'État des affaires étrangères, par le due d'Orléans, d'envoyer Masarin à Rome en qualité de cardinal national. — Retz l'auteur présumé do^ ce projet. -- ProiMtations de Mazarin. — Point obscur résolu : Mazarin n'était pas prêtre. — Lecture d*un manifeste de la reine contre Gondé. — Condé se rend au Parlement avec une suite en armes. ^ Accusation portée par lui contre le coadjuteur. — Aigres paroles échangées entre M. le prince et le coadjuteur. — Journée du 21 août 1651. — Intrépidité du coadjuteur; sa vie en danger. — Retz en faveur pendant quelques semaines. — Le Parlement s'entremet pour réconcilier Condé avec la reine. — Condé exige que la reine envoie au Parlement une déclaration formelle de son innocence. — La reine cède et déclare de nouveau que Mazarin est à jamais banni du royaume. — 7 septembre 1651 , déclaration de la majorité du roi an sein du Parlement ; autre déclaration dans laquelle est proclamée l'innocence de Condé. — Nomination , le même jour, d'un nouveau cabinet. — Le cardinalat promis au coadjuteur par la reine. — Fausse assertion de Retz dans ses Mémoires sur l'époque précise de sa nomination. — Irritation de M, le prince. — Son départ pour la Quyenne. — Il prépare à Bordeaux la guerre civile. — Résolution du cabinet d'aller le combattre sur-le-champ avec le roi en tête des troupes. — Nomination de Retz au cardinalat. ^ Départ de la Cour. — Coup de maître de Mazarin. ~ Aveuglement du coadjuteur.
Nous voici enfin arrivés au cœur de la question. Mazarin, par la force des choses, en était réduit à céder au coadjuteur ce dont il eût voulu le moins se dessaisir après le ministère. « M. Bartet vous aura