MISSION CONTRE LA DOCTRINE DE L*INFAILUBIUTÉ
résultat qu'il avait poursuivi avec une si rare habileté, c'est-à-dire une rétractation formelle de la iiulle, il manœuvra si bien^ en détruisant les illusions qu'avait fait naître dans Tesprit du pape le nonce Roberti, et en lui montrant tous les dangers de la situation, que le pontife ne donna aucune suite A ses menaces d'excommunication contre le Parlement. Le succès que rêvait le cardinal de Retz eût été plus grand sans doute, puisque il eut amené le pa.p6 à reconnaître comme innocente la doctrine de l'infaillibilité de FÉglise à côté de la sienne. Mais, à. tout perdre, s'il n'y avait pas eu de traité de paix, dc5 convention écrite pour mettre fin au différend, la S^uerre n'en était pas moins finie par la retraite du p&pe. Aux uns il était encore permis de croire que l'Église seule est infaillible, par la voix de ses conciles, aux autres que le pape seul est infaillible en dehors du concile.
Quant au cardinal de Retz, il ne croyait pas plus à l'une qu'à l'autre de ces deux opinions. Il en pensait probablement ce qu'il disait « du droit des peuples ^t des rois, qui ne s accordetit jamais si bien ensemble ^uedans le silence ».