conste de ce que nous venons de justifier par
^•»t de raisons et de confirmer pai- l'exemple mèms
** pope, ou quf Sa Sainteté n'a destiné à aucun
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sujet en particulier les quatre chapeaux qu'elle s'esf- réserves, ou que, si elle s'y est déterminée, il faut de nécessité, que ce soit en faveur des oationaux:: parce qu'étant trop bien informée qu'elle ne poia prendre de résolution sur cette matière que par rag port aux avis qu'elle doit recevoir du collège dai le moment do la déclaration, elle a été sans dou*' trop bien avertie pour ne pas savoir que ce collé^^ est fort éloigné, dans la conjoncture présente, ^^ donner son approbation à une promotion qui attii — — rait sur la cour de Rome les plaintes et les reproch- « de tout l'univers.
Il est donc clair et certain que le pape ne p^ '« avoir eu la pensée de réserver les quatre cbapea ~^l pour d'autres sujets que pour les nationaux, d*on est aisé d'inférer, par une suite nécessaire, que, Sa Sainteté avait eu d'autres sentiments, oc qui o'^^ pas k croire, elle serai! obligée on conscience de • ^ changer par la considération des inconvénients, q "^^ le mécontentement des rois, qui sont les défenscim. ^ du Sainl-Siégo, porte naturellement par l'appréh^^ ^ sion légitime des plaintes et des reproches q '^ nous avons mai-qués ci-dessus, et par le» instance -^s du sacré collège, qui no pourrait manquer do repVsenter à Sa Sainteté, avec tout le respect qui lui ^l^=-^^ dû, mais avec toute la vigueur à laquelle les ecclési^^^**" tiques sont obligés, que ses prédécesseurs ayant -^^^ la bonté de déférer ans remontrances des cArdiutt^ — ^ï sur cette matière, même dans les occasions où il '^*'* s'agissait que do quelquesdéfauts personnels, ilest^ ^^ la justice do ne pas rejeter leurs instances dans i^ ^*'*' conjoncture où l'intérêt général de l'Eglise, émDe|
FlJUt DE RËroRMIi; hC C0LLË6K DES CARDINAUX. 115
l'^ plaintes de toutes les natioos, anime leurs voix. £^scrait-il possible que la piété d'.Vlexaiidre put souffrir 5cutemeQt l'ombre vaÎDe et légère de ee faux ol dangereux scrupule, qui affecte, par un eiïort direcl.c*mei)l contraire à l'expérience et au bon sens, <lc donner un corps k des promotions imaginaires, ^t qui a eu jiisques ici si peu de cours à Rome que lawule proposition en fut rejotéc avec mépris par Innocent X. lorsque l'on lui voulut persuader de **eii servir en faveur du cumlo d'Ogualo, dont il suiihaitait pourtant avec avdetir la promotion? El »«rait-il possible que la doctrine d'Alexandre puisse êlfo éblouie par cet axiome mal appliqué : Aderplend'an actum sufficit voluntas et potcntia? Comme si I nnpouvaitprésumersans crimoque la volonté d'un souverain pontife pût 6lre aussi pou sincère que le *«rait relie qui affecterait de tenir pour de» cardi- '^iix fixes et arrêtés des gens qui le sont si peu en effut, qu'il se passe quelquefois des aauécs entières devant que les papes demandent au collège s'il les croit dignes de l'èlre? Comme s'il était permis à * 6 véque universel de se procurer la honte de pouvoir *lr€ accusé d'un mcn^ùnge solennel en faisant *^'^ireà toute la terre qu'il a créé des cardinaux dans **n temps où it ne doit même avoir eu niiruue pensée "«^ le» faire, qui ne fût soumise à la connaissance ^u'il doit prendre un jour de la qualité des sujets *"»na les avis du sacré collège ? El serait-il possible T^c l'esprit d'.Mexandre fût touché de cet avantage ■ïnn^iuaire, ([u'il semble que l'on veuille prendre *Ur les couronnes, en prélenduut qu'elles ont affaibli *''les-mémes leur droit par la nomination de deux ou
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trois cardinaux italiens? Comtnti si deux ou M ^ i exemples de cette nature pouvaient prescrire con ^«^ j le droit universel des nations, et comme s'il n'ét .^^ pas plus juste de conclure de cette remarque q^L-^c puisque l'empereur et les roîs do France et d'Es^r». .^' gne, pour des considérations temporelles, se r^S.^chcnt quelquefois h, choisir des Italiens, il ne seK^^Esil pas mal à propos que les papes se laissassent poti^C^'^r avec plus de facilité daus les rencontres, pour <i ^s raisons ecclésiastiques et spirituelles, à créer «i ^s Français, des Allemands et des Espagnols ? Xi serait-il possible que la sagesse d'Alexandre j> ûl écouter cet autre conseil encore plus dangereux: «^^ faire des cardinaux par bref, qui n'a jamais été su i "^' par les bons papes, et qui ne le peut Atre mémo p-^^s les mauvais sans des inconvénients très-grands '^ très-considérables, daus le poutificat d'un pape au^^ ' juste et aussi saint que le grand .Ucxandre ? »
L'ambassadeur n'envoya pas sur-le-champ ce be^*'^ Mémoire à la cour de France, et ce ne fut que lorsq""-** * le cardinal de Retz fut de retourà Commcrcy. c'c^^*B à-dire quelques mois après, que le roi et Lion '^■'^ purent lui en témoigner toute leur satisfaction *** lui oifrir une grâce, en récompense de ses éminet^^^