‹ Le Cardinal de Retz et ses missions diplomatiques à RomeChapitre 38 sur 41 · I. T. fCIX de la tui."/i/.«'/uniT •jeiiémle · texte numérisé non relu

I. T. fCIX de la tui."/i/.«'/uniT •jeiiémle

clara qu'il nn ae croyait pas iligiic de co [»u«tL* « àai lequel il y avait tant de réformes h faire prése mont, ut qiiR l'on devait faire un meilleur choix n. Tant de nobleBSP d'Ame pI qtii n'avait rien de jnué doiintïri'iit qiielqiif's regretN nu dur do Chnolnes de» ordres qu'il venait do dicter, i^t il iScrivil au roi qu'il ■> ne serait en ropoa »iir sa ronduite ijuo lorsqu'il aurait appris ses seiitimenfs ' ». Ot incident causa la plus grande agitation et le plus ^n'ond désarroi dans le conclave. Tout élait remis on question et les partis s'agitaieut do nouveau sans savuir k qui so fixer, c Los afFairea changent quatn* foi» par jour, écrivait au roi le duc de Chaulnes'; M. lu l'urdinal de Retz me mande cneure aujourd'hui qu'il n'a rien vn d'approchant de tout ce qui su fuît, dunn loonclave d'Alexandre VII. " " Nous sommes alerte, disail-il A Liunno le mftme jnnr, pour savoir s'il y a quelqufl nouvelle mine chargée... MM. les canlinaitx de RetK et de Bouillon ue s'endorment [ms, agissant toujonrh avec leur zble accoiilumé. .. « Miilfiré il f/iir/i/iri'^ allaqiii-s •!(• mnl'i'li'- ». le ■■ordinal de Retz ne se laissait point abattre; il avail n bon cœur et faisait merveille » , suivant l'expression de notre ambassadeur *. Entre les deux camps opposés, qui ne pouvaient former séparément une majorité en faveur de leurs sujets, il comprit, en entrant dans le conclave, que la faction française, dont il était l'Ame et le chef, resterait tôt ou tard maîtresse du champ de bataille. Comme les deux

■ 25 mars. T. CU>C Je In Corretponrlimce générale.

> 31 mars. T. CCIX Ae la Coiietpondaiirt gfniràle de Homf.

* ChautnM nu roi. t mars. Ibiéfm.

};raads partis qui divisiiieiit le Sacré Collège étaient impuissants à élire un pape, Rolz attendit patjeiamont iju'ils se fussent consumés dans il<-s votes stériles ut il se borna à exclure les candidats qui ne pouvaient convenir à la France, Puis, lorsqu'ils furent bien convaincus de leur impuissance, il sema s^crèlemenl la discorde dans les deux camps pour achever leur déroute'. Bientôt les principaux chefs des factions abattues furentattirés vers lui comme par un aimant irrésistible, les uns franchement, les autres pour sonder le terrain et user, au besoin, du droit d'exclusion. Hors d'état de se relever de leur défaite, ils sentaient que te cardinal de Hetz était appelé, entre loua, Ji d^si^uer un pontife. Le premier qui vint à lui fui le chef de la faction espagnole, l'homme le plus faux du Sacré Collège, le cardinal Médicis,qui non-seulement lui protesta qu'il ne voulait rien faire contre la France, mais qu'il entendait concourir avec lui pour le rlioi.\ du nouveau pape. Bicutt^t (.higi. Uarberini, Rospigtiogi et l'Ëscadroa vinrent lui donner les mêmes assurances'.

Comme nous l'avons vu dans les instructîoDS donnée.t au duc de Chauhies, Louis XIV désirait surtout que le chef de l'Église îùl choisi dans la faction de Clément IX avec qui il avait toujours vécu en bonne intelligence. Cette faction, dès l'ouver- Uire du conclave, était entrée dans le parti de Cbigi, et nous avons vu comment elle en avait été déla-

• Chaninei au r<)i, S airil. T. CCIX de In Correipondanc« ginf^ raie,

• Chaalnei » Lionne, 1" attiI 1670. T. CCIX J<- In Corrrtpondent* ginrrolf rfe R"mf.

chép, h la suite de son chef, pnr uni! hahilo marta?iivre d'Azzoliiii. Uuspigliosi, en dést^rtantla cause Je Chi^i, s'en était fait un ennemi dangereux, et îl paraissait bien difficile, pour ne pas dire impossible, d'amener Chigi h tui donner son suffrage. Mnîs ce qui parut praticable au cardinal de Relz, ce fui de résoudre le Sacré Collège <'i choisir un Pape dans la faction de Rospigliosi. Sur ces entrefaites. Tombassadeur d'Espagne ayant perdu son frÏTe, Iv duc de Chaulnes alla Un rendre visilo cl lui pmposn de se concerler avof lui pour l'élection du papt^; à celte nouvelle, Chigi et Médicis, dans la craïale d'être tenus à l'écart, v'inrenl trouver do nouveau le cardinal de Retz pour lui protester qu'ils dé»irai«ol vivement s'entendre uvec la France'. En m^-me temps, Médicis, qui était la fourberie incarnée, ofTrail séparément à Karberini et & Rospiglios^i de voter avec sa faction pour un di- leurs amis' et il faisait nu cardinal de Retz mille protestations tl'amîlîé, au moment même où il engageait Rospiirliusî k se .i.-ri,T ,1(. lui l'I il Irailcr s;.tis lui av,v le ,lii,- de Chaulnes *. Le duc cependant faisait sonder les ambassadeurs d'Espagne et de Venise en faveur de Rospigliosi, de la faction de Clément IX, <• faction vierge, disoit-il, de laquelle les sujets n'avaient encore pu prendre parti ni rien faire qui pût leur nuire vers les couronnes. » Ils ne parurent faire aucune opposition & ce choix, et le duc de Chaulnes en donna avis aux cardinaux de Relz et de Bouillon

■ Cbaulnei

■ Chaulnei * Ibidem.

Page 1