‹ Le Cardinal de Retz et son tempsChapitre 12 sur 70 · M. Cousin. Mme de Chèvre use · texte numérisé non relu

M. Cousin. Mme de Chèvre use

senter dans ses Mémoires l'odieux complot des Importants comme une invention du cardinal ; mais M. Cousin l'a si bien mis en lumière dans ses belles études sur le dix-septième siècle1 qu'il est impossible aujourd'hui de le révoquer en doute.

Pendant les diverses péripéties de cette Fronde anticipée, qui était comme l'avant-coureur de la véritable Fronde, et que, par ce motif, nous ne pouvions passer sous silence, Retz se disposait à recevoir Ponction sainte. Il entra au séminaire de Saint-Lazare pour se conformer à l'usage qui lui faisait une loi de se préparer à ce grand acte par une retraite. Le voilà donc appelé à méditer devant Dieu sur les devoirs attachés à la haute dignité qu'il a si vivement ambitionnée en n'en considérant que le côté mondain. Le voilà donc appelé à mesurer, dans le secret de sa conscience, toute la portée des engagements sacrés qu'il aura bientôt à contracter. En présence de ce Dieu dont il sera en quelque sorte le représentant dans un des plus beaux diocèses de la chrétienté, quelles sont les pensées qui s'offrent à son esprit ? En ce moment solennel, à la veille d'être investi de ce redoutable ministère qui exige la réunion de tant, de vertus, et qui, au point de vue de la foi, impose une

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