‹ Le Cardinal de Retz et son tempsChapitre 17 sur 70 · Retz avait pour lui l'élocution et les manières, et, sous · texte numérisé non relu

Retz avait pour lui l'élocution et les manières, et, sous

concerter vers la dëputation du chapitre, dit avec un sourire moqueur qui exaspéra Mazarin :.« Messieurs, le mot est gai; » et Mazarin l'ayant menacé de sa colère, il ajouta : « M. le cardinal pense sans doute être le cardinal de Lorraine parlant à un suffragant de Metz1. » Malgré ce fâcheux éclat dans lequel ni le heau rôle ni les rieurs n'avaient été du coté de Mazarin, les choses n'allèrent pas plus loin. Mazarin eut peur de s'être trop avancé. Il s'efforça d'atténuer l'effet produit par son incartade. Nul ne savait mieux que lui plier à propos. Le chêne se transformait en roseau avec une merveilleuse facilité, toutes les fois que cette métamorphose lui semblait nécessaire. Il fut convenu que la cérémonie aurait lieu dans la chapelle du Palais-Royal ; mais entre de pareils hommes, des dissentiments de cette nature devaient laisser après eux des traces profondes.

Dans une autre circonstance où Retz n'avait pas craint de disputer à Gaston d'Orléans, à l'oncle du roi, la première place dans le chœur de Notre- Dame, tout près du trône de l'archevêque, et s'était ainsi jeté étourdiment dans un conflit dont il ne sortit avec honneur que par l'influence alors toutepuissante du duc d'Enghien, Mazarin lui tint un

ce rapport, Mazarin, qui était étranger, prêtait souvent au ridicule.

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