Le père du duc d'Enghien
voûtes de Notre-Dame, pour célébrer quelque victoire et porter au Dieu des armées le témoignage de la reconnaissance de tout un peuple. Dans ces circonstances solennelles que la valeur de nos soldats rendait si fréquentes , la foule aimait à se presser sur les pas du royal enfant dont elle admirait la majesté naissante, et qu'elle accompagnait de ses acclamations enthousiastes.
« La bonne situation des affaires , dit un historien *, donnait à la nation comme un air de sérénité. Aussi la vit-on tout à coup reprendre ce caractère vif, léger et enjoué qui la dislingue et que la Fronde même n'altérera pas Ce tempslà est célébré par les poètes comme l'âge d'or de la France 2. »
Les divertissements et les fêtes se succédaient à la cour et à la ville , au sein de la plus vive allégresse. L'opéra, né, par delà les monts, de la riante imagination d'un peuple avide de plaisirs, sous un ciel d'où la poésie , sous toutes ses formes et