M. Cousin, Mme de Longueville, tome i
mettraient un terme à ses empiétements et à ses usurpations, nous ne saurions reconnaître cette antique magistrature en qui la royauté, harcelée par les grands feudataires, trouvait un appui aussi sûr que courageux dans sa marche civilisatrice, et qui tirait tout son lustre de celte heureuse union. Nous ne pouvons prendre au sérieux le libéralisme de ces légistes à courtes vues qui, travestis en tribuns du peuple, croient faire merveille en provoquant la rébellion de gentilshommes jaloux de recouvrer leurs privilèges et ne font que suspendre l'élan de la grandeur française sans profit pour la liberté. Nous ne comprenons pas qu'on ait pu regarder comme les promoteurs des principes de 89 des hommes qui ne visaient dans ces tristes querelles qu'à assurer le triomphe du principe de l'hérédité des charges et des gouvernements, et qui, en tonnant contre les abus, respectaient comme une propriété inviolable et sacrée tous ceux dont ils avaient le monopole. Toutes nos sympathies, nous l'avouons, sont du côté de la royauté qui, lorsque tous les caractères s'abaissent autour d'elle, lorsque « les héros eux-mêmes tombent au-dessous des personnages les plus vulgaires *, » se montre seule à la hauteur de sa mission ; nous aimons à la voir personni-