‹ Le Cardinal de Retz et son tempsChapitre 27 sur 70 · M. Nisard · texte numérisé non relu

M. Nisard

fiée dans une femme trop méconnue par l'histoire, dont le courage et la fermeté ne se démentirent pas un seul instant au milieu des plus terribles épreuves, et qui se révéla tout entière le jour où, en présence du portrait de son ancien persécuteur1, elle prononça ces mémorables paroles : « Si cet homme vivait encore, il serait aujourd'hui plus puissant que jamais. »

Sans doute nous sommes loin de contester qu'il y eût d'utiles réformes à opérer dans un gouvernement qui, considéré en lui-même et indépendamment des circonstances particulières qui pouvaient le légitimer, avait le défaut d'être trop arbitraire, de n'entourer de garanties suffisantes ni les droits publics ni les droits privés. Nous n'hésitons pas à croire que parmi les parlementaires il se rencontrait plus d'un homme aux intentions droites, aux sentiments généreux, qui , devançant son époque, aspirait sincèrement à la liberté politique.

Mais avant d'opérer la plupart de ces réformes, avant de songer à élever l'édifice de cette liberté, ne fallait-il pas renverser de fond en comble le vieil édifice féodal et déblayer le terrain de ses ruines? Ne fallait-il pas que l'unité nationale fût fondée sur des bases inébranlables et que Tau-

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