M. Sainte-Beuve
être déjoué ses calculs, en mettant fin aux troubles qu'il avait excités, sanspouvoir lui laisser le temps d'atteindre son but.
Du reste personne ne sait mieux que lui que ce n'étaient pas les lois qu'on cherchait au milieu de cette confusion qu'il dépeint d'une manière si piquante, mais que chacun ne cherchait autre chose que ce qu'il avait perdu sous Richelieu et ce qu'il ambitionnait de recouvrer.
Maintenant, comme Retz le dit lui-même, venons au détail. Entrons dans l'exposé des faits tels qu'ils ressortent pour nous d'un examen approfondi. Cet exposé où nous rectifierons, chemin faisant, ce qu'il y a d'erroné dans ses Mémoires, démontrera, nous l'espérons, la justesse de nos appréciations.