VI. Quelques-unes de ses maximes politiques
Il tenait pour une maxime constante, avec tous les politiques, que le secret est rame des ^affaires et le principe le plus essentiel par lequel elies peuvent réussir. C'est pourquoi il était d'avis que l'on ne devait pas faire part des plus importants secrets, ou mystères d'État, aux princes ou aux Grands du royaume, parce que, comme leur naissance ou leur qualité semblait les dispenser, plus de la jréyérence (respect) et de la crainte des lois, il y avait à appréhender qu'au premier refus ou dégoût qu'ils recevraient ils ne se laissassent emporter aveuglément au dépit et à la colère, et ne fussent ainsi tentés de révéler tout ce qu'ils sauraient, et de causer par ce moyen le dernier désordre dans la conduite des affaires.
Il était encore d'opinion, lorsque ce malheur arrivait, et
1. Tant que Marie de Médicis fut au pouvoir, les Espagnol? furent les maîtres de notre politique.