XII. Sa capacité et son érudition
L'on ne saurait mieux juger de sa capacité que par ses œuvres, qui tirent leur prix d'elles-mêmes, et ont toutes cet avantage de n'avoir pas besoin d'éloge pour leur acquérir de la réputation.
Il composa, dans sa retraite en son prieuré de Coussay,
1. C'est en vertu de cette maxime qu'il tint en prison de 1638 à 1642 l'abbé de Saint-Cyran, qui propageait les idées de Jansenius.
son premier traité, ou la Défense des principaux points de la Foi, contre l'écrit adressé au Roi par les quatre ministres de Charenton (1617). — Ayant été ensuite obligé de changer de lieu de retraite et de séjourner en Avignon, il y fit 17nstruction du chrétien (1621). Ce livre, qu'il adressa à ses diocésains de Luçon, a été traduit et imprimé en toutes sortes de langues... Il n'a pas même discontinué, au plus fort de l'administration, cette sorte de travail, et a encore laissé deux excellents traités qui n'ont vu le jour qu'après sa mort, à savoir : en 1646, la Perfection du chrétien, et en 1651 , la Méthode la plus facile et la plus assurée pour convertir ceux qui se sont séparés de V Église1.