‹ Le Cardinal de RichelieuChapitre 155 sur 203 · Lettres et papiers d'État, IV · texte numérisé non relu

Lettres et papiers d'État, IV

Adolphe, le força de revenir sans tarder à Paris. L'occasion de visiter le château ne se représenta plus, et le Cardinal mourut sans avoir vu le splendide palais qu'il s'était fait construire.

En 1633, la ville était presque achevée. La grande rue était bordée à droite et à gauche d'hôtels uniformes bâtis par les architectes Barbet et Thiriot. Chaque hôtel a un étage avec trois fenêtres, au-dessus duquel est un étage mansardé. Les halles et l'église sont à l'une des extrémités de la rue. De chaque côté il y a douze hôtels'. C'est toujours M. de Sourdis qui dirige les travaux".

En 1633, Le Mercier, Vouet et Ferrier font les dessins des plafonds de la galerie et des chambres. On plante les allées du parc. Le verger est planté par le curé d'Hénouville, amateur d'horticulture distingué. Le Cardinal espère qu'en 1634 le château sera complètement terminé et qu'il pourra y recevoir le Roi5.

En 1635, Gaston vient à Richelieu4, et M. de Chavigny, rendant compte de cette visite, le 28 mai, au Cardinal, lui dit que, d'après les paroles de Monsieur, il pourra se vanter d'avoir la plus belle grande maison qui soit dans l'Europe, à l'exception de Fontainebleau.

1. Voir, au Cabinet des estampes, un dessin de la ville de Richelieu par Barbet, l'architecte ci-dessus nommé. — Ces hôtels existent encore et ont fort bon air, quoique plusieurs aient des boutiques, ce qui change le caractère primitif. — Le nombre des hôtels fut ensuite porté à vingt-huit.

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