‹ Le Cardinal de RichelieuChapitre 188 sur 203 · Lettres ut papiers d'Etat, V · texte numérisé non relu

Lettres ut papiers d'Etat, V

tenait en vie, après la suppression duquel une série d'abcès survinrent au bras droit ; il ne pouvait plus écrire, ni même signer. Après avoir été guéri, les anciens abcès se rouvraient et jetaient du pus, comme les nouveaux. M. Juif ne cessait de jouer des couteaux pour ouvrir les abcès. On lui mettait des sétons, on faisait des injections : rien n'y faisait. Le malade souffrait cruellement, mais ne discontinuait pas son travail. Le mal avait commencé en mai, il était à peine guéri en octobre : en août, il y avait encore une plaie ; en octobre, le bras « était toujours de laine ». Revenu à Paris, le Cardinal eut encore quelques semaines de santé, mais en décembre une fluxion de poitrine allait enfin briser cette volonté de fer qui, jusqu'alors, avait résisté à tant de maux.

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