Marius Topin, p
5. 1629, 13 janvier (voir page 92). — 1639, 14 septembre, à propos d'un « vacarme » fait par Marie de Médicis quand il fut question de défendre Casai et Mantoue contre l'Espagne.
s'opposer à ce voyage, alléguant la mauvaise santé de son maître. Mécontent, Louis XIII soutint qu'il se portait bien, qu'il irait en Lorraine, ordonna qu'on enverrait à Châlons 100 chevaux pour le service de l'artillerie, et comme cet ordre ne fut pas exécuté aussi promptement qu'il l'aurait voulu, il écrivit à Richelieu, dans un moment de colère, un billet dans lequel il le traitait, paraît-il, fort durement. Le Cardinal, à son tour, lui adressa la lettre suivante :
Sire, je ne sais à quoi il tient que l'équipage de cent chevaux d'artillerie ne soit prêt ; j'en ai fait donner les ordres à l'instant même que V. M. l'a commandé. MM. de Bullion et Servien1 m'ont assuré d'avoir satisfait de leur part à ce qu'ils devaient, et ils n'y ont pas manqué, à mon avis. En vérité, quand il irait de ma vie, je ne saurais apporter plus de diligence que je fais au service de V. M., que je vois qui ne puisse être retardé, puisque La Meilleraye assure, comme me le mande M. Bouthilier, que samedi les cent chevaux seront à Châlons.
J'ai, au commencement, été contraire au voyage de V. M., craignant que sa santé et son impatience naturelle, dont par bonté elle s'accuse elle-même, ne le requissent pas ; mais m'ayant fait savoir, par diverses personnes, qu'elle désirait faire ce voyage, et me l'ayant témoigné elle-même et assuré que sa santé était bonne, et que tant s'en faut qu'elle en pût recevoir préjudice, l'ennui de n'y aller pas la pourrait plutôt altérer, j'y ai consenti de très bon cœur, et reconnu, comme je fais encore, que, si V. M. peut se garantir de ses ennuis et inquiétudes ordinaires, ledit voyage apportera beaucoup d'avantage à ses affaires. Je suis telle-