‹ Le Cardinal de RichelieuChapitre 63 sur 203 · Histoire de Louis XIII, par le P. Gkiffet, II · texte numérisé non relu

Histoire de Louis XIII, par le P. Gkiffet, II

2, Lettres et papiers d'État, IV, 616.

Il est ferme, sévère, dur quelquefois, toujours inflexible comme son ministre. Il traite le Parlement indocile avec une rudesse sans pareille : « Allez, leur dit-il un jour, vous êtes des insolents, retirez-vous1 ». Ce n'est pas là le langage d'un roi qui se laisse mener.

Louis XIII fut sujet de bonne heure à une inflammation chronique des intestins qui, de temps à autre, lui donnait, selon son expression, des « bouffements* de ventre », qui passaient assez vite3. Grâce à son médecin, Louis XIII devint tout à fait malade, mélancolique, anémique, et mourut épuisé à quarante-deux ans. Bouvard, tel est le nom de ce personnage, saignait et purgeait sans cesse4 le malheureux Roi, qui résistait autant qu'il le pouvait aux prescriptions de cet ignorant. Sa maladie rendait le Roi triste, capricieux, bizarre, inégal'. « Il y a, disait M. de Chavigny, en 1635, à souffrir beaucoup de peines avec une humeur comme celle du Roi ». Richelieu supportait avec patience les caprices, les humeurs, les « promptitudes » de Louis XIII, comme celui-ci supportait les inquiétudes et les craintes du Cardinal.

A ce roi triste et ennuyé il fallait un favori, une sorte d'ami avec lequel il pût vivre librement, en dehors des gênes de l'étiquette. Son frère, Gaston, était mal

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