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?>. lettres et papiers d'État, III, 458.
et insolent ministre. Louis XIII était aussi fort irrité contre les libelles ', et il avait raison de l'être, car ce sont les pamphlets qui ont fait l'opinion de l'Histoire sur lui. Ne répète-t-on pas encore, deux cent cinquante ans après Louis XIII, que Richelieu était son roi? Le proverbe dit : « Mentez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ». Ici, tout est resté*.
Dans une pareille guerre, l'ennemi ne respecte rien ; il calomnia les mœurs du Cardinal; il calomnia celles de la duchesse d'Aiguillon, la nièce du Cardinal, sa confidente, l'amie de saint Vincent de Paul, dont la vie pure et toute chrétienne était au-dessus de tout soupçon.
Richelieu avait à sa solde des écrivains qui répondaient aux pamphlétaires : un sieur de Guron, Paul Hay du Châtelet, Sirmond5, le P. Sancy1, le P. Joseph et d'autres \ Plus tard, il se servit de la Gazette pour informer exactement le public sur ce qui se passait, et, en insérant certaines pièces, pour écraser tel ou tel personnage sous le poids du mépris de l'opinion.
N'est-il pas curieux pour nous, qui vivons dans ce temps de libre anarchie, de constater qu'avec ou sans