Fils naturel de Charles IX
2. En 1633, Louis X1JI écrivait à Richelieu : «Le comte de Crarnail commence à discourir... je lui donnerai beau jeu ». Puis il le fit mettre à la Bastille (.Marins Topin, p. 270.)
temps l'un de ses espions1, Richelieu fît chasser madame de Sénecé et la remplaça par une nouvelle dame d'honneur fort désagréable à la Reine, mais très dévouée au Roi et au Cardinal.
Cette même année 1637, le comte de Soissons obtenait son pardon et la permission de rester à Sedan, ville forte sur la frontière, dont le souverain était le duc de Rouillon. Dès lors cette ville devint un foyer de conspirations, où le comte de Soissons prépara, avec le duc de Rouillon, une nouvelle prise d'armes.
1638. Cette année on exécuta à Amiens un traître, Heucourt, qui négociait avec les Espagnols pour leur livrer l'importante place d'Amiens5. L'Espagne trouvait des traîtres partout, mais en réalité peu de profit pour elle, grâce à la fermeté du Cardinal et à l'habileté de sa police.
1641. Je ne trouve rien d'important à mentionner ici pendant les années 1639 et 1640. Mais, en 1641, une révolte fort sérieuse éclata et fut bien près de réussir. Le comte de Soissons en était le chef; il avait groupé autour de lui le duc de Rouillon, l'archevêque de Reims3, Paul de Gondi, le futur cardinal de Retz, qui devait livrer la Rastille, le duc de la Valette, M. de Soubise, César duc de Vendôme, Cinq-Mars, le favori de Louis XIII, qui informait les conjurés de toutes les résolutions du Conseil. Les conspirateurs traitèrent avec le