Edit. Pelitot, t. XXX, p
RICHEllEU ABBÉ GÉNÉRAI, DE CÎTEAUX 197
Ire que lui ne seinbloit être capable de ce faire, tant pour la bonne volonté que pour l'autorité qu'il en avoit ; outre qu'il avoit été élu sans (ju'il en eût fait aucune recherche envers lesdits religieux, qui est la Condition recpiise pour la validité de telles élections... Ces raisons représentées à Sa Sainteté (ireut beaucoup d'impression en son esprit; mais les craintes du cardinal Barberin, et les oppositions puissantes de la maison d'Autriche y eurent plus de pouvoir ; de sorte que Sa Sainteté, ne pouvant et n'osant ouvertement refuser une chose si juste, la renvoya en la congrégation des affaires consistoriales, pour lui en faire faire le refus, en laquelle, quelques sollicitations que pût faire notre ami)assadeur, il n'en put venir à bout. Le cardinal aussi de son côté n'abandonna pas la poursuite qu'il en faisoit, mais la continua toujours, selon que le bien de l'Ordre et la sollicitation perpétuelle que les religieux lui en faisoient Tobligeoient, et ce d'autant plus qu'il voyoit que Sa Sainteté n'en étoit pas éloignée par son pro{)ie mouvement, mais par les brigues et menées dos Espagnols. »
Le GaUia ('liiistidna dit aussi eu termes fort clairs que Richelieu ne put jamais obtenir ses bulles à cause de l'opposition que firent les abbés des pays étrangers '. Le Père Grilïet dit la même chose dans son Histoire dn règne de Louis XIII -. De plus nous avons retrouvé le texte d'une lettre circulaire du mi d'I^^spagnc, envoyée le 23 juin 1637 à tous les abb('>s cisterciens, leur défendant en termes formels d'obéir à Richelieu, leur généi'al d'Ordre, comme étant l'ennemi déclaré de son royaume •\ Pourtant les sollicitations du cardinal fin-ent continuelles. L^ne lettre du maréchal d'Estrées, ambassadeur, du 11 mars 1637. lui annonçait avoir reçu de bonnes paroles du cardinal Barberini sur l'affaire de Cîteaux, « assez diff('>rentes * des termes dont autrefois le Pape en avoit parlé lorsiju'on a traicté de celle affaire » ; il ajoutait qu'il pressait la congrégation consistoriale de se tenii-, affirmant que s'il avait commencé l'affaire lui-même, il n'aurait pas permis qu'elle fût renvoyée à une congrégation. Richelieu lui répondait le S avril : « Je vous ^ rends grâce du soin que vous axés eu de l'affaire de
\. Tomo IV, col. lOli: « Nnnquam fuit ab apo.«lolicfi sedc confirtnatus, adversantibiis exterariim gontiiiin abbatibns. «