‹ Le cardinal de Richelieu et la réforme des monastères bénédictinsChapitre 122 sur 183 · Avenel, t. V, p · texte numérisé non relu

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RICHELIEU El LES AUTRES ORDRES RELIGIEUX 215

dans peu cette maison reprendre son prcmior lustre, y ayant maintenant un fort bon prieur, de 1res capables lecteurs en théologie et de grands prédicateurs. »

Ce fut le cardinal qui chargea le P. Carré d'aller introduire la réforme au couvent des Dominicains de Uouen. La mission réussit, et il en témoignait sa satisfaction au premier président du Parlement de Rouen dans une lettre du 21 mars 1637, où il le remerciait de l'assistance qu'il avait prêtée au religieux réformateur : « Je vous prie ' de vous employer à ce qu'il n'y ayt autre prieur en ce couvent que celuy que j'y voudray ordonner, car je désire que ce soit un religieux de mon noviciat de Paris, afin que la vie régulière y soit maintenue. » Il adressait la même recommandation et les mêmes remcrcîments à plusieurs conseillers du Parlement de Rouen.

Libre à certains historiens de reprocher à Richelieu ce qu'ils appelleront une intrusion ou un abus de pouvoir : pour nous, nous ne pouvons nous défendre d'un vif sentiment d'admiration pour l'inlassable activité du grand ministre, sa constante et universelle vigilance, son respect de l'autorité régulière, sa préférence incontestable pour les procédés de douceur, et pardessus tout son désir pieux et sincère d'une durable réforme des Ordres religieux.

On pourrait mentionner encore l'intervention de Richelieu dans les affaires des Minimes, surtout à propos des incidents fâcheux du couvent de la Trinité-du-Mont à Rome -, dans celles de l'Ordre de Saint-Antoine, dont il a parlé longuement dans ses Mémoires '. Toujours on retromcrait en lui le grand réformateur, soucieux uniquement d'assurer l'ordre, la paix, la discipline. Et si l'on voulait étudier successivement Thistoire des diocèses de France, on verrait que c'est sous le long ministère de Richelieu que la

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