‹ Le cardinal de Richelieu et la réforme des monastères bénédictinsChapitre 123 sur 183 · Avenel, t. V, p · texte numérisé non relu

Avenel, t. V, p

2. 7rf., t. VI, p. 280, 523, 639 et 649, el Bibl. Nat., Ld" A. Il s'agissait de cinq esclaves convertis de l'aimbassadeur d'Espagne qui s'étaient réfugiés chez les Minimes de la Trinité-du-Mont sous le protectorat du roi de France et qui, malgré les immunités, avaient été saisis par les officiers du pape et rendus à l'ambassadeur d'Espagne.

3. Edit. Petitot, t. X\X. p. 81 et suiv. Voir aussi Avenel, t. TH. p. 722. I. V, p. 967, t. VI, p. 46, •2i8, 280, t. VII, p. 10'«1 et t. VIH. p. 132, et Bibl. Nat., Ldi4 nos 3 à ,«;.

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réforme religieuse fit le plus de progrès '. Disons seulement un mol, en tenninaiit ce chapitre, du diocèse de Poitiers, son diocèse d'origine. En 1633. sur l'intervention du Père Denis de Nevers, capucin, un concordat est signé entre Bertrand Deschaux, archevêque de Tours, abbé de Saint-Maixent, et les procureurs de Dom Grégoire Tarrisse pour l'union de Saint-Maixent ù la congrégation de Saint-Maur ^. Nous avons parlé déjà de l'introduction de la réforme du Calvaire à l'abbaye de la Sainte-Trinité de Poitiers, et de celle de Saint-Maur à Saint-Savin-sur-Gartempe. Ajoutons que c'est encore du temps de Richelieu que Louise de Chàtillon remit en vigueur une discipline plus stricte en son abbaye de Bonneval les Thouars '^ et qu'eut. lieu l'introduction des Bénédictins de Saint-Maur à Saint^Cyprien de Poitiers par Mgr de la Hoche Posay, évêque de Poitiers et âbbé commendataire '. Le cardinal de Richelieu n'omit pas non plus, dans son testament, de procurer des avantages spirituels à sa ville natale. Il prie M. de Noyers « de faire réparer^, accommoder et orner la maison des Pères de la Mission que j'ai fondée à Richelieu, et de leur faire acheter un jardin dans l'enclos de la ville de Richelieu, le plus proche de leur maison que faire se pourra, de la grandeur que j'ai ordonnée ; et, bien que j'aie déjà suffisamment fondé audit Richelieu lesdits pères de la Mission pour entretenir vingt prêtres, afin de s'employer aux missions dedans le Poitou suivant leur institut, je leur donne encore la somme de soixante mille livres, afin qu'ils aient d'autant plus de moyens de vaquer aux dites missions, et qu'ils soient obligés de prier Dieu pour le repos de mon âme, à la charge d'employer ladite somme de soixante mille livres en achat d'héritages, pour être de même nature que les autres biens de la fondation. »

1. Il donna aussi tous ses soins à la formation du clergé séculier. Dans son Histoire des séminaires français, Paris, 1912, M'' A. Degert a très bien montré que Richelieu fut le premier évêque à faire un appel direct à l'approbation du roi en faveur du séminaire qu'il venait de fonder à Luçon, le premier aussi à en remettre la direction aux Oratoriens.

2. Cf. Richard, Charles et dcciiments pour servir à Ihistoire de Vabbayc de Saint-Maixent, Arch. hist. du Poitou, t. XVIII, p. 332 et suiv.. p. 348 et suiv.

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