Bibl. Nat., ms. lat. 127S9, fol. 87 et suiv
2. Ilyid., 12790, fol. 144 et suiv. Les notes renfermées dans ces deux volumo? sont du reste dans la plus grande confusion et sans aucun ordre chronologique.
."î. Appendice, n° 17ô. 't. ]hi<l.. no 17fi.
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du concorUaL, quavec laide des amis « un a lasché de mettre en ternies les plus doux et où il y eût monis de dilliculté, soit poulie laii-e homologuer au Parlement, soit pour le faire confirmer à Home. » 11 lui dit de le montrer aux anus romains de la congrégation alin de voir si on n'a point à craindre de contestation sur (juelqiie point et d'envoyer à Paris leur sentiment. « On espère (luo cette affaire apportera le repos à la congrégation et un grand bien à l'Ordre bénédictin en France. On avoit convenu par les articles du concordat que l'abbé de Oluny seroit triennal ; mais, prévoyant les difficultés que feroit Rome à cause des annales, on changea à dessein et on conclut de laisser l'abbaye dans l'ancien droit d'élection. En cas de vacation, si l'abbaye vient en notre pouvoir, il sera assez temps pour en poursuivre la triennalité. H n'y a qu'un seul engagement touchant cette élection, qui n'importe de rien aux officiers de Rome, et dont il ne faut leur faire l'ouverture, qui est qu'au lieu que l'élection se faisoit par les religieux de l'Abbaye, elle sera cy-après faite par le Chapitre Général.
» Pour la suppression des tiltres et union des revenus des Offices claustraux, ce n'est rien de nouveau qui ne soit dans nos Bulles, et M"" le cardinal l'avoit cy-devant accordée aux R. P. de Cluny au commencement de la Réforme.
» L'autre article du Concordat porte que la Congrégation jouira des privilèges, exemptions accordées par les Papes tant à Cluny qu'à notre Congrégation ; c'est chose qui semble aussi raisonnable, car n'étant plus qu'un Corps, il n'est pas à propos de partager ces privilèges. Il fnuldra faire éclaircir tant qu'on pourra l'exemption des ordinaires pour tous les Monastères de la Congrégation agrégés ou à agréger, nonobstant toutes Constitutions contraires et faire suppléer en même temps à tous les autres manquements de nos Bulles et y adjouter tout ce qui pourroit avoir été omis ou qui peut servir pour un plus grand affermissement de la Congrégation. Il faut pour tout cela se servir de l'autorité de M'' le cardinal. »
Le Père Général ajoute quelques mots en faveur de M. Froissard et prie le procureur de s'employer pour ses intérêts. « parce que c'est un homme qui nous a plus servi cfue personne dans l'affaire de l'union, à cause de son grand crédit auprès de Son Eminence. »
HlCHlCLIIiU ABBK DE CLUNY. 1635. 247
Le cardinal écrivail. de son côté a l'ambassadeur, le comte de Noailles, pour le même sujet :
MONSIEUH. I
Aiant gratifié le S'' Froissart Docteur en Théologie, et l'un de mes grands vicaires, du prieuré conventuel de Nostre Dame de Montdidier, Ordre de Cluny, je prends la plume pour vous conjurer de suplier Sa Saincteté de vouloir en ma considération le mettre en commande en faveur dudit Froissart. Je ne puis que je ne vous die, qu'il a beaucoup contribué a restablir la reforme en l'Ordre dudit Cluny, a quoy je l'ay employé, et qu'en outre il désire la mettre audit Prieuré, comme il l'a mise en celuy de St Estienne de Nevers dont il jouit. Au reste ledit Prieuré de Montdidier n'a a présent que cinq religieux, et ainsy n'est pas parfaitement conventuel. Je me promets que ces raisons convieront Sa Saincteté a luy accorder la grâce qu'il prétend, et qu a ceste fin vous apporterez tout ce qui deppendra de vous comme je vous en conjure, et de croire que la ou j'auray lieu de vous servir vous cognoistrez que je suis
Monsieur,
Vostre très affectionné serviteur Le Gard, de Richelieu.
de Huel ce /" janvier 1635.
La diète tenue à la Charité-sur-Loire avait ratifié le concordat d'union, mais ce n'avait été qu'à la suite de violentes discussions entre les moines de Saint-Vanne stabilisés à Cluny et les anciens moines de Cluny qui avaient embrassé l'étroite observance : ils étaient loin encore de s'être fondus en une communauté unique ayant les mêmes intérêts et les mêmes aspirations. Dom Rollet, toujours autoritaire autant qu'imprudent, avait de son chef modifié certains statuts et voulu en ajouter d'autres : les Clunistes, qui supportaient avec peine ce joug étranger, avaient murmuré et menacé d'une scission. Dom Tarrisse, informé de tout ce bruit, comprenant bien cfue l'union de Cluny et de Saint-Maur ruinait par la base l'espérance des Vannistes, ou mieux les ambitions de Dom Rollet. mais redoutant une rupture parce qu'il avait reconnu des hommes vertueux et bons en la plupart des religieux fixés à Cluny, écrivit aux supérieurs de Saint-Vanne alors réunis en chapitre général, leur affirmant que Saint-Maur était étranger