‹ Le cardinal de Richelieu et la réforme des monastères bénédictinsChapitre 135 sur 183 · Bibl. \at., mp. lat. 12790, fol · texte numérisé non relu

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florissant, comme il le sera par l'union, il perdit ses privilèges ; ains au contraire, il fault tascher de les l'aire communiquer pur les termes les plus exprès qu il sera possible. S'il esl»»il même besoin que le Pape retint quelque petit droit sur cette Congrégation de St Henoist. autrement de Cluny et de St Maur, vous pourriez le l'aire insérer dans les Bulles parce que c'est une particulière marque d'exemption et de la spéciale protection du St Siège.

» On luy écrit aussi de faire insérer dans la Bulle d'union les privilèges pour les Supérieurs et Religieux, ce qui, loin d'être difficile, seroit honorable et serviroit d'aiguillon pour animer les Religieux à leur devoir ; le Pape pourroit encore ajouter de son mou\ement qu'il exhorte les Supérieurs et Religieux à travailler courageusement pour remettre l'Ordre de St Benoit, d'en reprendre l'esprit, de recommander l'obéissance, la subordination, l'union, la charité, et caetera. »

Le 5 novembre 1635, le Père Général apprenait à Dom Placide Le Simon, par un court billet, que le Conseil privé venait de rendre un arrêt permettant de tenir l'assemblée qui devait régler l'exécution du concordat d'union ; il avait longtemps hésité à le solliciter : le cardinal de Richelieu venait de le faire rendre de sa propre autorité. Le lendemain. Dom Tarrisse priait une fois de plus le Père Procureur de demander au pape son agrément pour exécuter l'union, de faire remarquer qu'on arrêtait tout sous prétexte d'examiner au préalable les conséquences qu'entraînerait pour les finances romaines la suppression des offices claustraux, mais que ces offices n'étaient rien, car il y en a plus dans la seule abbaye de Saint-Denis en France que dans tout l'Ordre de Cluny, et que toutes les richesses de cet Ordre sont en Allemagne, en Espagne et en Italie. Qu'il représente aussi à la Cour de Rome les instantes raisons qui obligent de demander le cardinal de Richelieu pour protecteur : tous les autres Ordres le demandent et déjà le reconnaissent pour tel, et c'est tout naturel étant donné sa grande autorité et le bien qu'on retire de sa protection ; le cardinal Barberini n'y perdra rien ; en sa qualité d'Abbé de Cluny, il a en mains tout le spirituel de cette abbaye et de ses dépendances, et de cela il se dépouille en faveur de l'union, lui qui en

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